La pratique musicale, un facteur aggravant pour la transmission du Covid-19 ?

Longtemps questionnée, il est aujourd’hui admis que la transmission par l’air, appelée aéroportée ou « airborne » en anglais, est bien un mode possible de contamination au coronavirus. Il est alors légitime de s’interroger sur la pratique musicale au regard de ce mode de transmission. Si respirer, parler, éternuer sont des vecteurs de contamination par les aérosols, chanter doit l’être également... oui, mais l’est-il autant, plus, ou moins ? Et la flûte, la trompette, tous ces instruments à vent dans lesquels le musicien souffle, représentent-ils un facteur de risque supplémentaire ?

Le Projet PIC-PIV (Protocoles pour les Instruments face au Coronavirus et Pratiques Instrumentales et Vocales) s’attelle à répondre, entre autres, à ces questions. Il a été initié par un consortium d’acteurs professionnels de la musique :

  • la Chambre Syndicale de la Facture Instrumentale (CSFI) regroupant les fabricants et vendeurs d'instruments de musique,

  • l'Institut Européen des métiers de la musique (ITEMM),

  • les Forces musicales, syndicat professionnel regroupant les opéras et les orchestres permanents français.

Dans les faits, la compréhension du niveau de dangerosité de la pratique instrumentale et vocale passe par différentes questions, notamment :

  1. Le chant et la pratique des instruments à vent émettent-ils plus ou moins de particules que la parole ou la respiration ?

  2. De quelle taille sont ces particules ?

  3. Comment se propagent-elles ?

  4. Par où s’échappent les particules émises par les instruments à vent de la famille des bois ?

Andheo intervient depuis Août 2020 dans ce projet, et ce à plusieurs niveaux :

  • par son expertise sur les phénomènes physiques mis en jeu dans le transport des gouttelettes liquides : leur évaporation, leur propagation avec les flux d’air émis mais aussi par les flux environnants, le rôle des effets thermiques comme la chaleur corporelle. Cette expertise est requise à la fois pour comprendre le niveau de dangerosité de la pratique instrumentale et vocale, mais aussi pour définir les protocoles expérimentaux de mesure des aérosols ;

  • par son expertise dans la ventilation des bâtiments comme les salles de spectacles, les auditoriums, les pièces de répétition dans les conservatoires… Là encore, l’importance des effets thermiques ne doit pas être négligée (dégagement de chaleur corporelle, projecteurs sur scène) ;

  • par la modélisation 3D des flux d’air et du transport des aérosols dans les instruments de musique et dans les locaux de pratique musicale.

Tristan Soubrié, Directeur d’Andheo, vous explique tout dans une interview filmée :

Retrouvez les autres vidéos explicatives du projet PIC-PIV sur la page dédiée de la CSFI.


Le projet PIC-PIV a reçu le soutien du Ministère de la Culture, de Paris Région, de la Fondation Bettencourt Schueller et d’Audiens.



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